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  • J’étais à Saint-Quentin pour écouter Xavier Bertrand : « Rien n’est jamais écrit »

    J’étais à Saint-Quentin pour écouter Xavier Bertrand : « Rien n’est jamais écrit »

    Samedi, j’ai eu la chance d’assister à la grande réunion publique de Xavier Bertrand à Fervaques. La salle était comble, avec des gens venus non seulement des Hauts-de-France, mais aussi de toute la France. L’ambiance était à la fois conviviale et sérieuse, celle d’un moment où l’on sent que quelque chose se prépare.

    Dès les premières minutes, Xavier Bertrand a posé le ton avec cette phrase qu’il a répétée plusieurs fois :

    “Rien n’est jamais écrit.”

    Une formule simple, mais qui résume bien l’esprit de son discours : rien n’est joué d’avance, ni pour un homme, ni pour un pays.


    Un parcours personnel comme symbole

    J’ai trouvé touchant la manière dont il a relié son parcours personnel à son message politique. Il a rappelé son arrivée à Saint-Quentin, son élection comme maire, puis comme président des Hauts-de-France. Rien ne le prédestinait à cela, et pourtant il l’a fait, grâce à la République et au travail.

    “Je suis un enfant des classes moyennes, un enfant de la République.”

    Il s’est présenté comme un homme du mérite, attaché à l’idée que la France doit donner à chacun les moyens de s’élever par l’effort et non par le privilège.


    Une droite populaire et républicaine

    Ce qui m’a marqué, c’est la clarté de sa ligne politique. Bertrand veut incarner une droite populaire, ancrée dans le réel, qui parle aux gens qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui élèvent leurs enfants et qui, souvent, ne se sentent plus écoutés.

    Il a dénoncé le “duel mortifère” qui se prépare entre LFI et le RN.

    “LFI et le Rassemblement national sont les deux faces d’une même pièce : une mauvaise pièce pour la France.”

    Son message est clair : il refuse la fatalité du face-à-face des extrêmes et veut proposer une troisième voie, républicaine et responsable.


    Retraites, budget, pouvoir d’achat : des propositions concrètes

    Sur les retraites, il défend une réforme basée sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, pour ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt. Il veut aussi corriger une injustice envers les femmes, qui doivent souvent attendre 67 ans pour éviter une décote.
    Il souhaite que la pénibilité soit mieux reconnue et que la capitalisation vienne en complément de la répartition, accessible à tous et gérée par les partenaires sociaux.

    Sur le plan économique, Bertrand veut baisser les dépenses publiques plutôt que d’augmenter les impôts. Il a fustigé la “fièvre fiscale” et ce qu’il appelle la “taxe Zucman”, qu’il juge absurde et contre-productive.

    “Oui à la justice fiscale, non au racket fiscal.”

    Il a aussi rappelé que la région qu’il préside a refusé de créer un nouvel impôt et a préféré réduire ses dépenses de 127 millions d’euros. Une leçon de gestion qu’il veut appliquer à l’État.


    Les classes moyennes au cœur du projet

    J’ai trouvé juste sa manière de parler des classes moyennes, souvent oubliées dans le débat national. Il a raconté l’histoire d’un agent de sécurité à Lille, père de deux filles étudiantes, qui ne bénéficie d’aucune aide malgré un revenu modeste.
    C’est pour ces familles qu’il veut baisser les premières tranches de l’impôt sur le revenuréformer le système des bourses et encourager un meilleur partage de la valeur dans les entreprises.


    Sécurité, école, santé : la promesse républicaine retrouvée

    Bertrand a aussi insisté sur les valeurs d’ordre et d’autorité. Il veut renforcer la sécurité, rétablir des peines planchers, responsabiliser les parents et maîtriser l’immigration avec des quotas.
    Il a parlé d’une France qui doit retrouver confiance dans ses services publics : la santé (accès aux médecins traitants), l’école (retour aux fondamentaux), le logement (relancer les chantiers), la culture et le sport (liens entre les Français).


    Un référendum pour redonner la parole au peuple

    Dans une logique très gaulliste, il a proposé d’organiser un référendum à questions multiples, afin de redonner la parole directement aux Français. Parmi les thèmes évoqués : la règle d’or budgétaire, la simplification des institutions locales, les quotas migratoires, les peines planchers et la dépendance.

    “Redonner la parole au peuple, c’est lui redonner confiance.”


    Dix ans d’action régionale comme preuve

    J’ai aussi retenu sa fierté d’action régionale : baisse des dépenses, pas de hausse d’impôts, soutien aux entrepreneurs, lutte contre l’islam politique, sécurité renforcée et un chômage au plus bas depuis quarante ans dans les Hauts-de-France.
    Un bilan concret, qu’il oppose à ceux qui, selon lui, préfèrent les discours aux actes.


    Un discours d’espoir et de transmission

    Enfin, la conclusion était très personnelle. Bertrand a évoqué ses enfants et son petit-fils Léonard, né il y a six mois, pour rappeler que tout son engagement est tourné vers la jeunesse et la transmission.

    “La jeunesse de France doit être notre priorité absolue. Rien n’est jamais écrit. À nous d’écrire ensemble la France de demain.”

    En sortant de la salle, j’ai eu le sentiment d’avoir entendu un discours solide, sincère et porteur d’espérance. Dans une période où beaucoup doutent, Xavier Bertrand a rappelé que la politique peut encore rimer avec travail, justice et responsabilité.


    ✍️ Mon avis personnel :
    Cette réunion à Fervaques m’a convaincu que Xavier Bertrand veut incarner une droite claire, républicaine et proche du terrain. Pas dans le calcul, mais dans l’action. Une droite qui parle à ceux qui se lèvent tôt, qui croient encore à la France et qui veulent qu’on la redresse sans la diviser.

  • Lettre à François Legault : non, «Vive le Québec libre» ne voulait pas dire ça

    Lettre à François Legault : non, «Vive le Québec libre» ne voulait pas dire ça

    Cher François Legault,

    Je suis Français, passionné d’histoire, amoureux du Québec et attentif à ce qui se dit — surtout quand cela touche à un moment aussi fort de notre mémoire commune.

    Alors permettez-moi, sans détour, de réagir à vos propos tenus récemment à Paris. En commentant le célèbre « Vive le Québec libre » prononcé par le général de Gaulle en 1967, vous avez déclaré que, selon vous, ce n’était pas un appel à l’indépendance, mais plutôt une invitation à l’affirmation des Québécois… dans le Canada.

    Pour citer vos mots, rapportés par la Presse canadienne :

    « Je pense que René Lévesque l’a pris au premier degré, c’est correct, mais c’était aussi pour dire que le peuple, la nation québécoise doit s’affirmer dans le Canada. »

    Franchement ? Non. Juste, non.

    Ce que vous avancez n’est pas une simple lecture différente — c’est une déformation. À choisir entre deux hypothèses, il y a la plus indulgente : vous ignorez l’histoire. Et la plus sévère : vous la falsifiez pour l’adapter à votre ligne politique.

    De Gaulle savait très bien ce qu’il faisait. Avant même de poser le pied en sol québécois, il avait confié à son entourage son intention de prononcer cette phrase, s’il sentait les Québécois prêts à l’entendre. Le long du Chemin du Roy, les foules enthousiastes l’ont convaincu.

    Il savait que ces mots auraient un effet politique fort. Il les a assumés. Et quand la crise diplomatique a éclaté avec Ottawa, il n’a pas reculé. Quelques mois plus tard, il affirmait clairement que le Québec allait, à son sens, devenir « un État souverain, comme le sont tant et tant d’autres peuples dans le monde ».

    Cette prise de position n’a jamais été ambiguë. Elle a fondé, en partie, le soutien que plusieurs gouvernements français ont depuis exprimé à l’endroit du Québec, même discrètement. Elle a marqué l’imaginaire de millions de Québécois.

    Alors non, monsieur Legault, on ne peut pas aujourd’hui, des décennies plus tard, diluer tout cela en disant que le général appelait simplement à une reconnaissance culturelle dans un Canada uni. C’est insultant pour la mémoire de cet événement, et pour les aspirations de ceux qu’il a émus ce jour-là.

    Que vous soyez nationaliste modéré, que vous refusiez de vous dire souverainiste — c’est votre droit. Mais réécrire un moment aussi symbolique de l’histoire pour qu’il cadre mieux avec votre posture politique, c’est malhonnête.

    Et pour tout dire, c’est un peu triste.

    Vous êtes premier ministre du Québec. Vous portez, en voyage officiel, l’image de tout un peuple. En déformant ce que de Gaulle a voulu dire, vous ne défendez pas le Québec — vous le rapetissez.

    Avec tout le respect que je vous dois : cette histoire ne vous appartient pas. Elle appartient à tous ceux, de chaque côté de l’Atlantique, qui se souviennent encore de ce cri vibrant lancé depuis Montréal : « Vive le Québec libre ! »

    Et il ne voulait rien dire de moins.

    – Un Français qui, lui, se souvient.

  • 2025, une année pour agir

    2025, une année pour agir

    Chers amis,

    En ce début d’année 2025, je tiens à vous adresser mes vœux les plus sincères pour une année pleine d’espérance, de réussite et de fidélité à nos convictions. Que cette nouvelle année nous permette de poursuivre, ensemble, notre engagement pour les valeurs qui nous animent : l’indépendance de la France, la justice sociale, la grandeur nationale et la défense de l’esprit républicain.

    Dans un monde marqué par tant de bouleversements, l’héritage du Général de Gaulle est plus que jamais notre guide. Son attachement à une France libre et souveraine, son souci d’unité nationale et sa vision exigeante d’une Europe des nations demeurent une source d’inspiration inépuisable.

    Je tiens à vous remercier, du fond du cœur, pour votre engagement et votre dévouement. Ensemble, en restant fidèles à l’idéal gaulliste, nous pouvons continuer à œuvrer pour une France forte, digne et rayonnante, capable de relever les grands défis de notre époque.

    Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une année 2025 pleine de bonheur, de santé et de sérénité. Que cette nouvelle année soit également une étape importante dans notre lutte pour le renouveau de notre pays et pour l’avenir de la France que nous aimons tant.

    Robin Garceau

  • Réunion militante à La Guiche

    Réunion militante à La Guiche

    Ce mercredi 24 janvier à eu lieu à La Guiche, la première réunion militante à La Guiche de cette nouvelle année, qui à réuni près de 70 personnes. Moments de débats et de convivialité. Je remercie l’ensemble des militants qui était présents. Je remercie aussi Madame le maire de La Guiche pour son sympathique accueil, occasion de découvrir cette commune du centre de notre département.

    Avec notre président départemental Arnaud Durix et notre députée Josiane Corneloup, nous avons lancé la nouvelle dynamique pour la fédération. C’est avec plaisir que je succède à Arnaud Durix dans la responsabilité de délégué de la deuxième circonscription. Les prochains jours seront dédiés à la poursuite de la campagne de renouvellements et d’adhésions, l’installation du comité de circonscription et les premières réunions cantonales.

    Ma détermination est totale à l’approche des élections européennes du 9 juin 2024 avec Francois-Xavier Bellamy, notre tête de liste.

  • [Hommage] Robert Poujade, le ministre de l’impossible

    [Hommage] Robert Poujade, le ministre de l’impossible

    ministre de l’impossible Tels sont ses mots, dans le titre de son livre, avec lesquels Robert Poujade qualifiait le ministre de l’environnement, appelé à l’époque Ministre délégué à la protection de la Nature et de l’Environnement. Ce fils de professeur agrégé de lettres, s’engagea au sein du mouvement gaulliste dès l’âge de 18 ans. Il milite successivement au RPF, chez les Républicains sociaux, à l’UNR, à l’UDR et au RPR. Après quelques passages dans des cabinets ministériels du gouvernement Pompidou, son intérêt profond pour les question de protection de l’environement le rattrapent.

    C’est durant la présidence du Général de Gaulle qu’il posera les bases de la protection de l’environnement en France, avec la création des Parcs Nationaux en 1960, la première loi sur l’eau, la création de l’Office National des Forêts en 1964 et en 1967 la création des Parcs Naturels Régionaux. Ces lois ou organismes toujours d’actualité et ayant démontré à maintes reprises leurs raisons d’être sont aujourd’hui encore considérés comme essentiels à la protection de notre patrimoine naturel commun.

    A l’occasion du remaniement du 7 janvier 1971, dans le gouvernement conduit par Jacques Chaban-Delmas, Robert Poujade s’est vu remettre pour la première fois le portefeuille de Ministre délégué auprès du Premier Ministre à la protection de la Nature et de l’Environnement. Son action comme ministre fut limité par la nouveauté de son ministère et le peu de moyens alloués. Nous retiendrons, la lutte contre les nuisances sonores, le contrôle de la qualité de l’air, l’extension des compétences des agences de l’eau et un travail entre l’État et les filières industrielles pour lutter contre les nuisances. Après son départ du ministère, il continuera à agir pour l’environnement en tant que Président du Conservatoire du Littoral et membre de la Commission Nationale des Secteurs Sauvegardés. Son engagement gaulliste se poursuivit lorsqu’il fût élu Maire de Dijon durant 30 ans et Député de Côte-d’Or de 1967 à 1981 puis de 1988 à 2002.

    Ce mardi 14 Avril, Robert Poujade nous a quitté, les jeunes gaullistes d’Oser la France, bien conscients des changements climatiques du XXIe siècle, tenions à remercier le premier des ministres de l’Environnement de notre pays et nous souhaitons nous inscrire dans les traces de son action. « Une certaine idée de la France », c’est aussi une certaine idée de la Nature et de la biodiversité dont est riche notre pays tant en métropole que dans les territoires d’Outre-Mer.

    Robin Garceau

    15 Avril 2020

  • Le coronavirus, une maladie de la mondialisation par Julien Aubert

    Pour le député LR du Vaucluse Julien Aubert, la crise sanitaire trouve sa source dans le néo-libéralisme et le refus des frontières. Pour l’élu, avec le coronavirus, la mondialisation vit a minima la troisième grande crise de sa courte histoire, ouverte au tournant des années 90 avec la disparition du communisme.

     

    La première grande crise a eu lieu en 2001, et les attentats du World Trade Center : une crise sécuritaire, terroriste, venue d’Asie centrale, cloua les avions au sol américain et avec eux, en quelques heures, les échanges et la liberté de circuler. Pendant quelques jours, la mondialisation retînt son souffle : allait-on basculer vers un troisième conflit généralisé ? La peur s’empara des peuples occidentaux, une angoisse réelle, le sentiment d’être au bord du gouffre. La démocratie américaine se mit sur le pied de guerre, avec un retour d’un vocabulaire inusité depuis 1945. Finalement, il n’en fut rien, et nous avons repris nos vies d’avant, en refoulant ce souvenir désagréable loin dans notre subconscient.

    La seconde grande crise a eu lieu en 2008 avec l’éclatement de la crise des subprimes américains, une crise venue d’outre-Atlantique et qui se propagea à une vitesse stupéfiante au système économique mondial, emportant avec elle de vénérables institutions bancaires et faisant craindre un effondrement mondial. Les files s’allongèrent au guichet des banques, entrainant un début de panique. Les peuples occidentaux étaient au bord du gouffre : la mondialisation financière allait-elle s’effondrer comme un château de cartes ? Il fallut l’énergie de quelques uns, dont Nicolas Sarkozy, pour faire comprendre aux dirigeants du G7 qu’il allait falloir jeter aux orties les préceptes néo-libéraux et que l’État joue un rôle interventionniste critique. Après la crise, les banques expliquèrent qu’elles étaient privées et protestèrent contre les tentatives de régulation, laissant les gouvernements éponger les dettes contractées pour les sauver. Nous avons repris nos vies d’avant.

    La crise du coronavirus, un peu plus de dix ans plus tard, est une crise sanitaire mais elle dit de notre époque exactement les mêmes choses qu’en 2001 et en 2008 : malgré les rares signes annonciateurs, le relatif optimisme des décideurs qui pensent que la crise ne prendra pas une ampleur systémique fait barrage. Ensuite, une fois la crise présente, c’est le même scénario de propagation, d’affolement, et de mutation de la crise initiale qui devient politique, boursière, économique. Au bord du gouffre, nous retenons notre souffle. Qui sera à la hauteur, dans nos élites démocratiques, pour faire face ? Cela suppose d’enlever des oeillères idéologiques.

    Ces crises ne sont pas des exceptions : elles sont la conséquence logique du monde interdépendant décrit par les politologues américains Nye et Kehoane au milieu des années 70 : nous sommes sensibles et vulnérables. Or, nous n’apprenons pas de nos erreurs, car dès que la crise s’éloigne, nous nous auto-convainquons, guidés par nos élites éclairées pétries de néo-libéralisme marchand, que cet état relativement récent d’organisation du monde est durable, résilient (puisqu’il a survécu) et donc définitif. C’est un postulat que chaque crise vient questionner. Espérons qu’un jour elle ne l’infirme pas.

    Lorsque la Chine a décidé de confiner 50 millions de ses concitoyens, l’Europe a ainsi vu cette mesure d’abord comme un problème surtout asiatique. Arrimés au mythe que contrôler son territoire et filtrer les entrées, c’est faire le jeu du nationalisme voire du racisme, nos gouvernements n’ont pas voulu suspendre tous les vols pour la Chine, ni imposer une vraie quarantaine. Air France a arrêté de voler, pas Air China. Donald Trump, lui, n’a pas eu cette délicatesse.

    Lorsque l’Italie a subitement été victime du même mal, il s’est trouvé encore des responsables politiques pour critiquer Eric Ciotti qui demandait des contrôles aux frontières avec l’Italie. Le ministre de la Santé Olivier Veran avait sur France 2 expliqué qu’une potentielle fermeture des frontières entre la France et l’Italie « n’aurait pas de sens ». Alors que l’Autriche, la Slovénie, la Suisse ont soit instauré des contrôles sanitaires, soit fermé leurs frontières avec l’Italie, que penser désormais ?

    Le coronavirus nous rappelle les fondamentaux d’une Nation, à mille lieux des poncifs de la mondialisation heureuse : seul un État bien organisé peut protéger son peuple, ce qui suppose d’accepter le concept de frontière, de contrôle, d’autorité. La souveraineté – notamment la capacité à produire sur son territoire des médicaments et des biens de première nécessité – est un concept qui n’a jamais été aussi actuel.

    Voilà pourquoi il ne faut pas attendre que de Bruxelles ou du Ciel descendent un programme sur-mesure. Rendons-nous compte de notre grande naïveté nationale. Désormais, ce sont les Italiens qui interdisent aux Français de passer la frontière, mais pas l’inverse !

    Quant on voit l’état de nos hôpitaux avant la crise, la première mesure n’était elle pas de débloquer en urgence les milliards nécessaires pour renforcer nos urgences ?

    La rumeur sur l’annulation des élections a tristement illustré la pusillanimité française : on ne s’aperçoit pas à 48h d’un scrutin national qu’on est en phase épidémique et qu’il y a un risque. Personne n’est devin en la matière et il est toujours facile de commenter après, mais il est inquiétant d’apprendre que le Président de la République, une heure avant son message à la Nation, n’était pas encore certain de ce qu’il allait annoncer : on n’envisage pas d’utiliser un article de la constitution qui donne les pleins-pouvoirs au Président, à la légère. Comment ne pas entretenir la panique chez nos concitoyens, sinon en laissant filtrer cette éventualité ?

    Une chose est certaine : nous avons sous-estimé l’impact que pouvait avoir la massification de la maladie sur le système sanitaire français, et désormais il est urgent de nous poser les bonnes questions et d’être lucide : plutôt qu’une riposte graduée qui va effilocher l’économie pendant des semaines, avec des risques d’effets de bord non-maitrisables (fermer les crèches et écoles peut conduire, si les parents travaillent, à accélérer comme en Italie la létalité de la maladie car les grands-parents appelés à la rescousse sont un public fragile), ne valait-il pas mieux imposer 15 jours d’arrêt total au pays, comme en Italie, pour casser une bonne fois pour toutes, la dynamique du virus ? Quant on voit l’état de nos hôpitaux avant la crise, la première mesure n’était elle pas de débloquer en urgence les milliards nécessaires pour renforcer nos urgences ?

    Emmanuel Macron a eu raison de reculer devant l’usage de l’article 16 pour décaler les élections municipales mais ses gestes forts sont de mon point de vue, si on est dans un scénario à l’italienne, trop tardifs et trop incomplets pour enrayer véritablement la pandémie qu’on nous promet. D’ailleurs, pas plus tard que le lendemain, le Premier ministre a annoncé de nouvelles restrictions. La question des élections est en réalité moins centrale qu’il n’y paraît : les gestes barrières seront plus faciles à mettre en place autour d’isoloirs que dans les supermarchés où on laisse les Français s’agglutiner en ce moment par peur de la pénurie. La question qu’il faut se poser est : faut-il confiner les français ou pas. Et si oui, quand.

  • Philippe Séguin, le serviteur de la République en avance sur son temps.

    Philippe Séguin, le serviteur de la République en avance sur son temps.

    Le 7 janvier 2010, il y a 10 ans, la France a perdu un serviteur, un élu local, un parlementaire aguerri, un orateur de grande qualité. Philippe Séguin fait partie comme le disait Félix Leclerc au sujet de René Levesque, de la courte liste de libérateurs de peuple.

    Par ses engagements avant-gardistes sur la peine de mort, mais surtout le plus emblématique le traité de Maastricht, Philippe Séguin montrait une voix différente au sein de la droite française. Respectueux de ses adversaires, à l’image du débat face au président Mitterrand lors du référendum sur Maastricht. Refusant la politique spectacle et brisant tous les conformismes, Philippe Séguin donnait à la « politique » ses lettres de noblesse.

    Courageux mais assurément trop fidèle, il participa a la campagne victorieuse de Jacques Chirac en 1995 et se voit écarter de Matignon profil d’un Alain Juppé plus libéral que Gaulliste Social. Crucifié par Jean Tiberi et autres dissidents RPR aux municipales parisiennes de 2001, Philippe Séguin s’écarte de la vie politique pour continuer à être au service de la France. Dans la grande institution qu’est la Cour des Comptes dont il fut le premier Président de celle-ci. Rigoureux comme à son habitude il soulève certaines dérives de l’État.

    Certains pensent que Philippe Séguin aurait pu avoir un destin plus grand. Je pense qu’il était à l’image des Français qu’il aimait tant. Philippe Séguin doit être un exemple pour ma génération et une source perpétuelle d’inspiration.

    Robin Garceau

    7 janvier 2020

  • «Oser la France» : un laboratoire de réflexion au service de l’Europe

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    Le mouvement « Oser la France » présidé par Julien Aubert, député du Vaucluse, s’est créé en Lot-et-Garonne à l’automne dernier. Il a tenu sa première réunion publique sur le thème de l’Europe, samedi au café Foy à Agen. Sorte de «think tank», cette émanation représentée samedi à Agen par Jean-Philippe Mallé, vice-président national d’ «Oser la France» , se revendique de l’héritage du général de Gaulle, «mais à condition de le transposer à l’époque actuelle, précise Robin Garceau, délégué départemental. Nous devons redéfinir une Europe claire, sans fédéralisme, en redonnant aux Etats qui la constituent, une véritable marge de manœuvre en matière de droits sociaux et d’économie».

    «Oser la France» veut apporter une vision plus moderne de la société, tout en se préoccupant de la protection de l’environnement, de l’aménagement du territoire, de l’intelligence artificielle, des GAFA (géants du web) et «de l’écologie qui n’est pas le seul apanage des Verts».

    Le mouvement se positionne non pas comme un parti, mais comme un groupe de réflexion qui entend redonner ses lettres de noblesse «aux mots France et Nation», indique Bastien Corsini, délégué au comité scientifique du mouvement départemental. Il sous-entend que ces mots sont devenus tabous, voire connotés. À ce titre, les membres se défendent de toute idéologie nationaliste et réfutent toute sympathie pour le parti du Rassemblement National (ex-FN) qui a fait du nationalisme et du patriotisme son porte-étendard de campagne.

    Donner la parole aux Etats

    Les sensibilités politiques sont diverses au sein de ce mouvement qui est apparu en 2017 en France, entre des anciens Républicains, des pro-Chevènement et surtout des partisans de Philippe Seguin et de son «Discours pour la France» prononcé à l’Assemblée nationale à l’occasion du traité de Maastricht. Livre qui fait référence. Tous revendiquent un socle de valeurs communes et la volonté de former une nouvelle Europe en décentralisant l’autorité et en partageant le pouvoir de décision entre les pays, parties prenantes de l’Union, mais chacun avec leurs spécificités. Que chaque Etat puisse avoir voix au chapitre.

    «Ce que l’on ne veut pas, c’est que l’on fasse l’impasse sur le niveau national et qu’il soit abandonné au seul plan européen», affirme le vice-président national.

    La proposition d’Oser la France est de réfléchir à une pratique intergouvernementale qui respecterait les nations, les Etats et les peuples, et non pas un pouvoir centralisé. Leur objectif est d’instaurer une délégation de parlements nationaux siégeant au parlement Européen. «La souveraineté nationale a été laissée en jachère par les responsables politiques. L’enjeu est de promouvoir une souveraineté nationale populaire avec des comptes à rendre au peuple. Nous sommes attachés à la conception politique de la Nation et pas ethnique», souligne Jean-Philippe Mallé. Pour lui, ce laboratoire d’idées est «au service d’une certaine idée de la France où la démocratie se confond avec la Nation». Une vision pragmatique de ce qui est bon ou non pour le pays et qui appelle courage et convictions.

  • Bonnes fêtes à tous !

    Après une année 2018 riche en événements je vous souhaite de bonnes fêtes et rendez-vous 2019 pour de nouvelles aventures !

  • Du changement au Bloc Québécois

    Du changement au Bloc Québécois

    Après le psychodrame du vote de confiance à Martine Ouellet, le Bloc Québécois doit se trouver un nouveau chef. C’est EX-ministre de l’Environnement et ancien député du Parti Québécois de 2008 à 2014 qui était chroniqueur à l’émission « Les EX » de ICI RDI qui se porte candidat. Actuellement seul sur la ligne de départ, on se dirige vers un couronnement. Mais la route sera longue et difficile pour que lors des élections d’Octobre 2019, le Bloc Québécois retrouve en nombre les sièges de la Chambre des Communes. Actuellement annoncé par le projet Qc125.com qui est un modèle statistique de projection électorale basé sur les tendances électorales, l’évolution démographique et les sondages politiques. Ce site web est une initiative de Philippe J. Fournier, professeur de physique et d’astronomie au Cégep de Saint-Laurent à Montréal.

    Dans la projection du 9 décembre : 15.2% des voix au Québec soit 4 sièges.

    Mais entre la chute des Néo-Démocrates, la baisse des droits aux Francophones en Ontario par le Gouvernement Conservateur et l’opposition au Premier Ministre Trudeau, une marge de manœuvre peut s’ouvrir aux Bloquistes.

    Pour cela Yves-François Blanchet devra parler aux jeunes et aux Néo-Québécois du projet de souveraineté et poursuivre l’action du Bloc qui est la défense des intérêts des québécois au parlement fédéral.

    Plus le temps passe et plus les élections fédérales d’Octobre 2019 se font attendre avec impatience, une recomposition du paysage politique canadien et québécois peut se réaliser par une probable disparition de la carte électorale du NPD au Quebec. NDP qui avait réduit le Bloc Québécois à 2 petit siéges en 2011 alors qui y avait 47 sortants.

    Dur travail pour Yves-François Blanchet mais si il y arrive, pourrait suivre le retour du souverainisme québécois !