Samedi, j’ai eu la chance d’assister à la grande réunion publique de Xavier Bertrand à Fervaques. La salle était comble, avec des gens venus non seulement des Hauts-de-France, mais aussi de toute la France. L’ambiance était à la fois conviviale et sérieuse, celle d’un moment où l’on sent que quelque chose se prépare.
Dès les premières minutes, Xavier Bertrand a posé le ton avec cette phrase qu’il a répétée plusieurs fois :
“Rien n’est jamais écrit.”
Une formule simple, mais qui résume bien l’esprit de son discours : rien n’est joué d’avance, ni pour un homme, ni pour un pays.
Un parcours personnel comme symbole
J’ai trouvé touchant la manière dont il a relié son parcours personnel à son message politique. Il a rappelé son arrivée à Saint-Quentin, son élection comme maire, puis comme président des Hauts-de-France. Rien ne le prédestinait à cela, et pourtant il l’a fait, grâce à la République et au travail.
“Je suis un enfant des classes moyennes, un enfant de la République.”
Il s’est présenté comme un homme du mérite, attaché à l’idée que la France doit donner à chacun les moyens de s’élever par l’effort et non par le privilège.
Une droite populaire et républicaine
Ce qui m’a marqué, c’est la clarté de sa ligne politique. Bertrand veut incarner une droite populaire, ancrée dans le réel, qui parle aux gens qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui élèvent leurs enfants et qui, souvent, ne se sentent plus écoutés.
Il a dénoncé le “duel mortifère” qui se prépare entre LFI et le RN.
“LFI et le Rassemblement national sont les deux faces d’une même pièce : une mauvaise pièce pour la France.”
Son message est clair : il refuse la fatalité du face-à-face des extrêmes et veut proposer une troisième voie, républicaine et responsable.
Retraites, budget, pouvoir d’achat : des propositions concrètes
Sur les retraites, il défend une réforme basée sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, pour ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt. Il veut aussi corriger une injustice envers les femmes, qui doivent souvent attendre 67 ans pour éviter une décote.
Il souhaite que la pénibilité soit mieux reconnue et que la capitalisation vienne en complément de la répartition, accessible à tous et gérée par les partenaires sociaux.
Sur le plan économique, Bertrand veut baisser les dépenses publiques plutôt que d’augmenter les impôts. Il a fustigé la “fièvre fiscale” et ce qu’il appelle la “taxe Zucman”, qu’il juge absurde et contre-productive.
“Oui à la justice fiscale, non au racket fiscal.”
Il a aussi rappelé que la région qu’il préside a refusé de créer un nouvel impôt et a préféré réduire ses dépenses de 127 millions d’euros. Une leçon de gestion qu’il veut appliquer à l’État.
Les classes moyennes au cœur du projet
J’ai trouvé juste sa manière de parler des classes moyennes, souvent oubliées dans le débat national. Il a raconté l’histoire d’un agent de sécurité à Lille, père de deux filles étudiantes, qui ne bénéficie d’aucune aide malgré un revenu modeste.
C’est pour ces familles qu’il veut baisser les premières tranches de l’impôt sur le revenu, réformer le système des bourses et encourager un meilleur partage de la valeur dans les entreprises.
Sécurité, école, santé : la promesse républicaine retrouvée
Bertrand a aussi insisté sur les valeurs d’ordre et d’autorité. Il veut renforcer la sécurité, rétablir des peines planchers, responsabiliser les parents et maîtriser l’immigration avec des quotas.
Il a parlé d’une France qui doit retrouver confiance dans ses services publics : la santé (accès aux médecins traitants), l’école (retour aux fondamentaux), le logement (relancer les chantiers), la culture et le sport (liens entre les Français).
Un référendum pour redonner la parole au peuple
Dans une logique très gaulliste, il a proposé d’organiser un référendum à questions multiples, afin de redonner la parole directement aux Français. Parmi les thèmes évoqués : la règle d’or budgétaire, la simplification des institutions locales, les quotas migratoires, les peines planchers et la dépendance.
“Redonner la parole au peuple, c’est lui redonner confiance.”
Dix ans d’action régionale comme preuve
J’ai aussi retenu sa fierté d’action régionale : baisse des dépenses, pas de hausse d’impôts, soutien aux entrepreneurs, lutte contre l’islam politique, sécurité renforcée et un chômage au plus bas depuis quarante ans dans les Hauts-de-France.
Un bilan concret, qu’il oppose à ceux qui, selon lui, préfèrent les discours aux actes.
Un discours d’espoir et de transmission
Enfin, la conclusion était très personnelle. Bertrand a évoqué ses enfants et son petit-fils Léonard, né il y a six mois, pour rappeler que tout son engagement est tourné vers la jeunesse et la transmission.
“La jeunesse de France doit être notre priorité absolue. Rien n’est jamais écrit. À nous d’écrire ensemble la France de demain.”
En sortant de la salle, j’ai eu le sentiment d’avoir entendu un discours solide, sincère et porteur d’espérance. Dans une période où beaucoup doutent, Xavier Bertrand a rappelé que la politique peut encore rimer avec travail, justice et responsabilité.
✍️ Mon avis personnel :
Cette réunion à Fervaques m’a convaincu que Xavier Bertrand veut incarner une droite claire, républicaine et proche du terrain. Pas dans le calcul, mais dans l’action. Une droite qui parle à ceux qui se lèvent tôt, qui croient encore à la France et qui veulent qu’on la redresse sans la diviser.





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